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Comment se positionner face aux différents vécus sur la pratique d’un sport ?

Actualité
24 Janvier 2019
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Pour certains, le sport peut devenir un besoin vital, une obsession qui devient une réelle dépendance à la pratique intense du sport et pour d’autres, le fait de penser à faire du sport va augmenter le niveau d’anxiété, d’angoisse voir mettre ces derniers dans un état dépressif.

La sensation de bien-être ressenti à la fin d’une séance sportive, l’avez-vous déjà vécue ? C’est l’une des conséquences de la pratique sportive et c’est aussi pour cela que certains ne peuvent plus s’en passer.

Mais pour d’autres… juste l’idée de penser à pratiquer un sport peut mettre l’individu dans un état dépressif.

Dans le cas d’un dégoût pour le sport, il faut chercher à comprendre le pourquoi de cette sensation. Que procure l’idée de pratiquer un sport ? Vous pouvez vous faire aider pour analyser cette sensation et comprendre au plus profond de vous-même les causes afin de les traiter. Bien souvent, on peut remonter à l’enfance. Cette période est capitale.

L’endorphine. Soyons plus précis sur son rôle

Pratiquée pendant 30 minutes à un rythme équilibré, l’activité physique crée un taux très élevé d’endorphine. C’est la production de cette dernière en grande quantité qui vous procure cette sensation de bien-être. Cette morphine endogène (produite par l’organisme) possède une structure moléculaire proche de celle des opiacées. Une fois sécrétée, elle se disperse dans le système nerveux central, les tissus de l’organisme et le sang et produit des effets bénéfiques contre angoisse, anxiété et dépression. L’endorphine devient donc un anti-stress naturel pour le sportif. C’est l’hormone du bonheur dit-on pour le coureur à pied. D’où l’effervescence pour ce sport depuis quelques années… Plus vous courrez et plus vous ressentez le besoin de courir comme un « besoin vital ».

L’endorphine est un groupe de neurotransmetteurs dont la structure ressemble fortement à celle de la morphine. Les endorphines sont libérées par le cerveau, et plus précisément par l’hypothalamus et l’hypophyse dans les situations de stress psychique ou psychologique. Ces puissants anti-douleurs procurent une source de plaisir autorisant ainsi la poursuite de gros efforts et l’euphorie, elles font disparaître ainsi les symptômes des coups de blues. Ce sont les sports de cardio qui en produisent le plus.

Lorsque l’on fait le lien avec l’endorphine et l’exercice, des preuves scientifiques sont présentées pour dire que l’exercice et l’activité physique ont des effets bénéfiques sur les symptômes de la dépression comparables à ceux des traitements anti-dépresseurs. Bien sûr cela ne permet en aucun cas de faire l’économie d’une psychothérapie ou autres aides psychologiques.

La quantité d’endorphines augmente pendant l’exercice et atteint 5 fois les valeurs de repos, 30 à 45 minutes après l’arrêt de l’effort. Le taux d’endorphine est directement lié à l’intensité et à la durée de l’exercice, mais aussi à l’activité physique.

Les sports d’endurance sont les plus endorphinogènes. Le jogging, le vélo, la natation, les balades en raquettes ou en ski de fond, les sports en salle, type cardio training (rameur, tapis de course) ; mais aussi l’aérobic, le step, les activités à efforts fractionnés (interval training, tabata, circuit training), l’athlétisme, l’entrainement de football, le rugby, le basket ou le handball.

Il ne suffit pas de courir pour goûter aux endorphines : il faut maintenir l’effort pendant une demi-heure gardant un rythme dit confortable en endurance.

Utiliser un cardiofréquencemètre permet de rester parfaitement dans cette zone d’effort.

Les effets de la sécrétion d’endorphines

- Euphorique : cet état particulier est décrit par les sportifs comme un moment d’euphorie, de spiritualité, de puissance, de grâce, de déplacement sans effort.

- Anxiolytique : l’effet anxiolytique reconnu de la morphine s’applique également aux endorphines. Dans certaines limites, les sportifs réguliers sont moins sujets au stress que les non sportifs mais, pour diminuer angoisse, anxiété et dépression, le programme sportif est d’une durée minimum de 20 minutes par jour.

- Antalgique : tout comme la morphine, largement utilisée en médecine pour ses effets antalgiques dans les douleurs rebelles, les endorphines possèdent les mêmes propriétés. Elles agissent de façon identique en se fixant sur des récepteurs spécifiques qui bloquent la transmission des signaux douloureux et réduisent la sensation de douleur.

- Anti-fatigue : pour permettre à l’organisme de s’adapter à cette situation de stress inhérent à l’activité physique intense, les endorphines modèrent les fonctions cardiaque et respiratoire. Autrement dit, elles limitent l’essoufflement à l’effort et l’épuisement.

Les endorphines ne sont cependant pas les seules impliquées. Il existe en effet d’autres neuromédiateurs, notamment la sérotonine, qui exercent également un rôle actif contre la dépression. Il y a aussi la dopamine, c’est l’hormone du plaisir et de la vigilance. Grâce à cette dernière, on se sent moins fatigué et plus productif. Quant à l’adrénaline et la noradrénaline, ces hormones sont présentes comme les hormones du stress. Elles motivent pour toutes les actions physiques et poussent pour se lancer.

Le but principal de la noradrénaline est l’action qu’elle produit sur nos cellules grasses pour leur donner l’ordre de déstocker, notamment dans la pratique de la musculation avec des poids, du crossfit, des sprints, des sauts…

Le risque de dépendance

Les sportifs réguliers se définissent souvent comme des accros au sport. Lorsque qu’ils sont contraints d’arrêter l’entrainement, après une blessure, les sportifs sont mal dans leur peau. Il faudra donc trouver des substituts à la pratique habituelle comme les sports en appartement, la musculation à la maison ou en salle… Le sport devient pour eux comme « une drogue ». Lorsque ces sportifs accros s’arrêtent, ils ont l’impression d’avoir des douleurs qui apparaissent, le moral n’est pas là, ils sont de mauvaise humeur…

La question qui se pose est évidemment de savoir si les endorphines créent un effet de dépendance physique identique à celui de la morphine. Sur ce point, les spécialistes se montrent rassurants : c’est hors de question, car les endorphines sont rapidement détruites par les enzymes de l’organisme. Il s’agit d’une dépendance psychologique. Les sportifs sont très attachés aux sentiments de bien-être et de plaisirs procurés par leur activité. Ils entretiennent avec elle une relation affective très forte qu’ils peuvent difficilement interrompre.


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A propos de l'auteur

Karine HENNO

Karine HENNO


Karine est spécialiste en Alimentation, Aromathérapie, Phytothérapie, Gemmothérapie, Micro nutrition, Iridologie, Oligo élément, Fleurs de Bach, Chromothérapie, Lithothérapie, Projet en entreprise et vous accueille dans son cabinet à Angers. Votre thérapeute vous propose des consultations de naturopathie sur rendez-vous au cabinet ou à domicile pour tous : bébés, enfants, adolescents, adultes, sportifs, séniors, hommes, femmes...

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